Dans un contexte de fiscalité en forte hausse sur les véhicules d’entreprise, la question d’un retour aux indemnités kilométriques (IK) se pose avec acuité. Autrefois prisées par les employés, ces indemnités pourraient reprendre du service, notamment pour les petites et moyennes entreprises, face à l’augmentation des taxes et des avantages en nature (AEN). À partir de 2025, la valorisation des AEN va connaître une hausse significative, ce qui pourrait inciter de nombreux salariés à envisager leur voiture personnelle comme alternative aux véhicules de fonction. Cependant, un tel retour aux IK semble peu probable, au vu des enjeux financiers et stratégiques pour les entreprises. Cet article se propose d’explorer en profondeur les implications de cette évolution.
L’impact de la fiscalité sur les véhicules d’entreprise
La dynamique fiscale entourant les véhicules d’entreprise joue un rôle essentiel dans les décisions des employeurs. À partir de février 2025, la valorisation des avantages en nature pour un véhicule non électrique passera de 30% à 50%. Cette évolution représente une charge importante pour les collaborateurs utilisant ces véhicules, augmentant ainsi leur impôt sur le revenu. Cette situation pourrait bien pousser certains à reconsidérer l’utilisation de leur voiture personnelle au détriment du véhicule de fonction.

Les conséquences pour les salariés
- Hausse des impôts pour les utilisateurs de véhicules non électriques.
- Incertitude quant à la maîtrise des coûts de transport.
- Éventuelle diminution du pouvoir d’achat des collaborateurs.
Nicolas Fragne, fondateur de Yooliz, souligne que passer aux indemnités kilométriques exigerait des employés d’investir dans un véhicule personnel, ce qui pourrait se traduire par un endettement accru et, par conséquent, un impact négatif sur leur pouvoir d’achat. En outre, la voiture de fonction représente souvent un atout de recrutement pour les entreprises, leur permettant de maîtriser les coûts tout en évitant les disparités entre collaborateurs.
Tableau des impacts fiscaux prévus en 2025
| Type de véhicule | Valorisation actuelle des AEN (%) | Nouvelle valorisation des AEN en 2025 (%) | Impact potentiel sur les salariés |
|---|---|---|---|
| Véhicules non électriques | 30% | 50% | Augmentation de l’impôt sur le revenu |
| Véhicules électriques | 0% (avantages) (selon politiques d’entreprise) |
0% (maintien des avantages) | Pas d’impact fiscal dans l’immédiat |
Les alternatives sur le marché automobile
Avec la pression fiscale croissante, le marché automobile traverse une période de tension inédite. Les entreprises hésitent à effectuer de nouveaux investissements et prolongent la durée de détention de leurs véhicules. Traditionnellement de 36 mois, la durée de location passe désormais à 48 mois, et dans certains cas, dépasse même 50 mois.
Quelles solutions pour les entreprises ?
Face à cette situation, de nombreux loueurs de voitures explorent des solutions alternatives pour répondre aux besoins des entreprises. Parmi ces solutions, on retrouve :
- Forfaits mobilités incluant transports en commun, autopartage et location ponctuelle.
- Des offres flexibles adaptées aux besoins variés des entreprises.
- Consultations et services de gestion pour optimiser les coûts liés aux véhicules.
Cependant, ces nouvelles options sont encore peu répandues chez certains secteurs d’activité. Beaucoup d’entreprises continuent de considérer la voiture de fonction comme un outil de travail indispensable, ce que la politique fiscale actuelle ne semble pas suffisamment prendre en compte.
Comparatif des solutions de mobilité
| Type de solution | Avantages | Désavantages | Exemples de marques |
|---|---|---|---|
| Véhicule de fonction | Contrôle des coûts, image d’entreprise | Coûts en hausse, taxation élevée | Renault, Peugeot, Citroën |
| Forfaits mobilités | Flexibilité, optimisation des frais | Peu répandu, connaissance limitée | BMW, Ford, Volkswagen |
Un retour aux indemnités kilométriques : rêve ou réalité ?
Alors que la question d’un retour aux indemnités kilométriques refait surface, l’enthousiasme semble limité. Les entreprises hésitent à renoncer à la voiture de fonction, qui reste largement perçue comme un outil essentiel de travail. Nicolas Fragne, encore lui, note qu’un tel retour risquerait d’entraîner des conséquences négatives sur l’économie des salariés.
Les points de vue des entreprises
- Ressources humaines : La voiture de fonction joue un rôle clé dans l’attractivité des postes vacants.
- Gestion des coûts : Mieux maitriser les coûts avec un véhicule de fonction plutôt qu’en passant par des indemnités.
- Économie du salarié : Un travailleur doit être capable de subvenir à ses besoins sans un endettement excessif.
La dynamique du marché de l’automobile et les enjeux fiscaux représentent donc des défis cruciaux qu’il convient de prendre en compte. En dépit des pressions, il semblerait que la voiture de fonction, portée par des marques emblématiques comme Mercedes-Benz ou Nissan, conserve une place privilégiée dans le monde professionnel.
Impact de la fiscalité sur la mobilité des salariés
Face à la montée inexorable de la fiscalité, plusieurs questions se posent quant à l’avenir des voitures de fonction et des indemnités kilométriques :
- Les entreprises seront-elles prêtes à investir dans les véhicules écologiques comme Toyota ou Dacia ?
- Les nouvelles mobilités peuvent-elles remplacer efficacement le traditionnel vélomobilité ?
- Les indemnités kilométriques peuvent-elles vraiment revenir sur le devant de la scène ?
Les orientations à prendre pour le futur
Pour véritablement anticiper les évolutions à venir des indemnités kilométriques et des véhicules de fonction, il est crucial d’agir proactivement. Les entreprises doivent réfléchir à des politiques de mobilité intégrées et adaptées aux défis de leur secteur.

Actions à envisager
- Réévaluer régulièrement les politiques de véhicules d’entreprise.
- Incorporer des formations pour permettre aux employés de mieux comprendre leurs options de mobilité.
- Investir dans des solutions de mobilité durable, comme BMW et Mercedes-Benz proposent.
Ainsi, il est possible que dans les années à venir, un renouvellement des pratiques voit le jour, combinant à la fois fiscalité et avancées technologiques pour repenser le rôle des véhicules dans le monde du travail.
