septembre 28, 2026
renault annonce l'arrêt de la vente de voitures essence et diesel en europe à partir de 2030, marquant un tournant vers une mobilité plus écologique et durable.

Renault prévoit de cesser la vente de voitures essence et diesel en Europe dès 2030

Le groupe Renault, en pleine mutation stratégique en 2026, a dévoilé son plan 2026-2030 sous la houlette du nouveau PDG François Provost. L’objectif central est de mettre fin à la vente de voitures à moteur thermique purement essence ou diesel en Europe d’ici 2030. Cette trajectoire s’accompagne d’un cap clair sur l’électrification et l’hybride, tout en visant une rentabilité durable et une croissance soutenue sur des marchés dynamiques hors Europe.

Renault vise l’arrêt des ventes de voitures essence et diesel en Europe d’ici 2030

Lors d’une présentation au Technocentre, Renault a détaillé les leviers du plan FutuREday 2026-2030. L’objectif est d’obtenir 100 % de ventes électrifiées, électriques ou hybrides pour la marque Renault en Europe, tout en arrêtant progressivement les modèles uniquement thermiques. Le groupe affirme vouloir devenir le référence européenne du passage à l’électrique, tout en élargissant sa présence sur des marchés prometteurs comme l’Inde, la Corée du Sud et l’Amérique du Sud pour assurer une croissance rentable.

Contexte et objectifs du plan 2026-2030

Le plan, baptisé futuREday, ajuste les ambitions du groupe face à un contexte industriel européen difficile. Si le passage au tout-électrique est maintenu, Renault mise sur une accélération du plan produits et une réduction des coûts pour atteindre une rentabilité annuelle moyenne de 5 à 7 % et générer un flux de trésorerie positif de 1,5 milliard d’euros d’ici 2030. Le groupe emploie autour de 100 000 personnes dans le monde, dont plus de 40 000 en France, ce qui pèse dans les choix opérationnels et financiers.

Plan produit et rentabilité: 36 lancements prévus, 16 électriques

La feuille de route prévoit 36 lancements entre 2026 et 2030, dont 16 véhicules électriques et 14 nouveautés destinées à l’international. Renault affiche un objectif de couverture du marché mondial à près de 55 % hors États‑Unis, Canada et Chine. Sur le plan financier, l’objectif est de ramener la rentabilité à 5-7 % et de maintenir un flux de trésorerie positif à hauteur d’1,5 milliard d’euros d’ici la fin de la période.

  • 36 lancements sur cinq ans
  • 16 véhicules électriques dans la gamme
  • Parité visée entre ventes tout-électriques et hybrides en Europe
  • Réduction de 40 % du coût des véhicules électriques

En outre, Renault entend étendre l’offre hybride E-Tech et produire davantage pour des partenaires externes. L’objectif est de produire environ 300 000 voitures par an pour des constructeurs tiers, notamment Nissan, Mitsubishi, Volvo Group avec Renault Trucks, Geely et Ford, d’ici 2030.

Stratégie européenne et marchés dynamiques

Sur le volet international, Renault cible des marchés à fort potentiel pour soutenir la rentabilité du groupe, tout en maintenant l’Europe comme ancre stratégique. Le plan prévoit de cibler particulièrement l’Inde, la Corée du Sud et l’Amérique du Sud, où Renault est historiquement présent, afin d’assurer une croissance rentable et durable. Cette orientation contraste avec certaines trajectoires concurrentes et montre une volonté d’adapter l’offre selon les marchés locaux.

Pour comprendre les dynamiques du marché électrique et les choix d’optimisation des coûts, on peut notamment lire sur la croissance des ventes EV en France et sur les défis du pacte vert européen pour l’électrification. Ces analyses permettent de mettre en perspective les choix stratégiques du groupe et les effets attendus sur le coût et la disponibilité des modèles électriques.

Pour illustrer les perceptions consommateurs autour de l’électrification, découvrez les retours d’essai et les comparatifs EV, comme celui de la Nissan Leaf qui demeure une référence dans le segment.

Ressources et perspectives pour les lecteurs

La transition ne se joue pas seulement sur le plan technique; elle repose aussi sur l’accessibilité, les coûts et les politiques publiques. Le pacte vert et les enjeux agricoles et industriels restent des paramètres clés pour mesurer l’impact de la transformation. Renault prévoit notamment un renforcement de l’infrastructure de recharge et une accélération du leasing social pour démocratiser la mobilité électrique.

  • Réduction des coûts des véhicules électriques et diffusion via leasing social
  • Déploiement d’infrastructures de recharge et incitations publiques
  • Évolution de la demande et adaptation de l’offre régionale

Pour approfondir, consultez ces analyses sur les questions liées à l’échéance 2035 et sur les dynamiques de l’occasion EV en France et en Europe :

2035 et les questions autour de l’échéance: 2035 et les interrogations et les évolutions du marché de l’occasion EV.

Tableau récapitulatif des objectifs et des lancements

Élément Objectif 2030 Commentaires
Part électrique et hybride en Europe 100% Pour la marque Renault
Nombre de lancements 36 16 électriques et 14 à l’international
Rentabilité 5-7% Objectif annuel moyen
Production pour partenaires 300 000/an Pour Nissan, Mitsubishi, Volvo Group, Renault Trucks et autres

FAQ

Renault prévoit-il vraiment d’arrêter les ventes thermiques en Europe dès 2030 ?

Oui, le plan 2026-2030 annonce l’objectif d’arrêter les voitures à essence ou diesel en Europe et d’orienter l’offre vers l’électrique et l’hybride.

Quels sont les leviers clés pour atteindre la rentabilité visée ?

Le plan mise sur 36 lancements, la réduction des coûts des véhicules électriques et une meilleure productivité du réseau, avec une cible de 5 à 7 % de rentabilité et 1,5 milliard d’euros de flux de trésorerie positif d’ici 2030.

Comment Renault compte-t-il développer ses marchés hors Europe ?

Le groupe mise sur des marchés dynamiques comme l’Inde, la Corée du Sud et l’Amérique du Sud pour soutenir une croissance rentable, tout en maintenant l’Europe comme axe principal.